Summary

巴黎文化漫步

Des savants au centre de Paris

Pierre et Marie Curie

Sources: Balade dans le Paris savant de Marie Curie

Études, amours, travaux scientifiques, honneurs… Paris a été le laboratoire de vie de Marie Curie.

En novembre 1891, Maria Sklodowska (1867-1934) quitte sa Pologne natale pour rejoindre Paris, loin d’imaginer le rôle majeur qu’elle jouera sous le nom de Marie Curie. Brillante étudiante âgée de 24 ans, la jeune femme vient d’être acceptée à la Sorbonne pour y suivre des études de physique et de mathématiques. Elle s’installe alors dans une chambre de la rue Flatters (5e), à proximité de la faculté, et sort première de sa promotion en 1894.

Un an plus tard, la très sérieuse Marie Sklodowska est séduite par la cour tenace d’un certain Pierre Curie, également passionné de sciences. Une fois marié, le couple n’a qu’une chose en tête : se consacrer aux études scientifiques. Leur petit appartement du 24, rue de la Glacière (13e) reste peu meublé, afin d’en limiter l’entretien et leur permettre de se consacrer pleinement à leurs recherches.

Premier prix Nobel féminin :

Sortie major du concours de l’agrégation de physique en 1896, Marie Curie est première en tout. Première femme docteur ès sciences en 1894, premier prix Nobel féminin en 1903 – prix Nobel de physique qu’elle partage avec son mari et Henri Becquerel –, nobélisée deux fois – elle reçoit également le prix Nobel de chimie en 1911 –, première femme à enseigner à la Sorbonne en 1906, première femme à l’Académie nationale de médecine en 1922, seule femme inhumée au Panthéon pour ses mérites en 1995… La physicienne est une pionnière.

C’est dans un hangar que Pierre et Marie Curie s’installent pour étudier la radioactivité à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris. Dans ce laboratoire de fortune, le couple extrait en 1898 deux éléments radioactifs fondamentaux : le polonium et le radium. Une plaque et des photographies immortalisent son emplacement à l’entrée actuelle de l’école, 10, rue Vauquelin (5e).

Grâce à leur précieuse distinction reçue en 1903, Pierre et Marie Curie s’installent dans un nouveau laboratoire, situé au 12, rue Cuvier (5e), une annexe de la Sorbonne. Mais le 19 avril 1906, Pierre Curie meurt renversé par une voiture à cheval, à l’angle de la rue Dauphine et du quai des Grands-Augustins (6e). Il reste alors à Marie ses deux filles, une œuvre magistrale commune et une somme de travail récompensée en 1911 par le prix Nobel de chimie.

Sur tous les fronts :

L’université de Paris et l’Institut Pasteur décident de lui construire un grand laboratoire. L’Institut du radium ouvre en 1914, au numéro 1 de la nouvelle rue Pierre-Curie (rebaptisée en 1967 rue Pierre-et-Marie-Curie), dans le 5e arrondissement.

Au même moment, la Première Guerre mondiale éclate. La physicienne s’illustre alors avec les Petites Curies, des unités chirurgicales mobiles et, accompagnée de sa fille Irène, elle forme des infirmières à la radiologie.

En guerre contre le cancer :

En 1918, elle peut enfin se consacrer à une autre bataille : celle contre le cancer. L’Institut du radium combine alors recherche et soins. Marie Curie dirige l’équipe de physiciens et de chimistes. La « Patronne » est sur tous les fronts : elle encadre les thèses, commande les fleurs pour le jardin, s’occupe des comptes comme de la chaudière qui tombe en panne… La scientifique note tout. Ses carnets noirs abritent des trésors : recherches, dates des premiers pas de ses filles… Sur le chemin qui la conduit chez elle, au 36, quai de Béthune (4e), Marie Curie flâne dans les allées du marché aux fleurs. Mais c’est à son laboratoire qu’elle consacre les vingt dernières années de sa vie. Et ce sont finalement les rayonnements du radium qui l’emportent le 4 juillet 1934.

Remerciements à Nathalie Huchette, musée Curie.

Blaise Pascal

source: https://www.tombes-sepultures.com/crbst_978.html

Blaise Pascal fut inhumé en l’église Saint-Etienne-du-Mont près d’un pilier de la chapelle de la Vierge.

Gauguin

source: https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/le-jour-ou-paul-gauguin-a-quitte-marseille-pour-tahiti-11-08-2019-8131881.php

Une semaine avant son départ, le 23 mars, un banquet a été organisé en son honneur au café Voltaire (27 Quai Voltaire, 75007 Paris), place de l’Odéon, à l’instigation de Mallarmé, prince des poètes qui lui porte un toast : « Buvons au retour de Paul Gauguin, mais non sans admirer cette superbe conscience qui, en l’éclat de son talent, l’exile pour se retremper, vers les lointains et vers soi-même. » Sera-t-il à la hauteur de ces attentes?

Molière

source: Sur les traces de Molière, « patron » malgré lui de la Comédie-Française

Il y a 350 ans, le 17 février 1673, le plus célèbre des dramaturges français s’éteignait à l’âge de 51 ans. Comédien exilé en province, protégé du roi, père de la Comédie-Française… Les mythes et légendes qui entourent Molière foisonnent. Découvrez-les à travers une balade dans Paris, la ville qui l’a vu naître et mourir.

Des secrets, Molière en a des milliers, à commencer par son nom de scène, dont il n’avouera jamais l’origine, jusqu’à l’énigme de sa mort. De Saint-Honoré à Rivoli, Paris se souvient encore de la présence du comédien dans ses rues. Prêt à remonter le temps de 400 ans ?

Un Molière aux deux maisons :

Maison de Molière, 96 rue St Honoré

C’est dans cette maison que le jeune Molière assiste à la mort de sa mère.

Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Nous sommes en 1622, le 15 janvier exactement. Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, nait dans le quartier des Halles, au 96, rue Saint-Honoré (Paris Centre). La maison devant vous date de 1802, et se tient à l’emplacement de l’ancienne demeure familiale des Poquelin. Au rez-de-chaussée se trouve la boutique de son père, tapissier du roi. C’est là aussi que meurt sa mère, lorsque le jeune Jean-Baptiste n’a que 10 ans. Une ronde de médecins se déplace au chevet de la femme souffrante, sans pouvoir la soigner. Il est dit que cet événement tragique a inspiré au futur Molière la pièce du Malade imaginaire.

La fausse maison de Molière 31 rue du Petit pont

Sur le buste, l’inscription indique une fausse date de naissance du comédien, qui est né en 1622 et non en 1620!

Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Encore aujourd’hui, de nombreux touristes s’arrêtent en face de la bâtisse du 31, rue du Pont-Neuf (Paris Centre), devant le buste du dramaturge, pensant se trouver devant sa maison. Mais cette fausse deuxième demeure n’est qu’une tromperie mise en place par un marchand du XVIIIe siècle qui vivait là. Il pensait que placer le buste de Molière lui ferait de la bonne publicité. Il n’avait pas tort…

Tapissier, avocat, ou comédien ?

Lycée Louis le Grand et le Panthéon sous le second Empire. Lithographie de Bachelier. B.N.F.

Lycée Louis le Grand et le Panthéon sous le second Empire. Lithographie de Bachelier. B.N.F.

Crédit photo : Roger Viollet

Pour retracer l’adolescence dorée de Jean-Baptiste Poquelin, il faut se rendre au 123, Rue Saint-Jacques (5e). En 1635, le garçon est élève du collège jésuite de Clermont, remplacé aujourd’hui par le lycée Louis-le-Grand. Molière y étudie le droit, bien que son père l’imagine déjà tapissier, comme lui. Mais le jeune homme n’en fait qu’à sa tête : si tout le destine à devenir un jeune homme cultivé de la Cour, il se passionne pour le théâtre. À 21 ans seulement, il choisit son destin : il sera comédien !

Les débuts de l’Illustre Théâtre ou les prémices d’une vie de comédie

Georges Gaston Mélingue (1840-1914). "Molière et sa troupe".

Georges Gaston Mélingue (1840-1914). “Molière et sa troupe”.

Crédit photo : © Neurdein/Roger-Viollet

La vie théâtrale de Molière est intimement liée à sa rencontre avec la famille bourgeoise des Béjart. Frères et sœurs rejoignent le dramaturge et forment ensemble en 1643 leur première troupe, dénommée l’Illustre Théâtre. La joyeuse tribu fait ses débuts dans la salle du Jeu de Paume des Métayers, anciennement située à l’angle du 13, rue de Seine et du 12, rue Mazarine (6e), à deux pas de la tour de Nesle (aujourd’hui disparue).

Devant le numéro 12, levez les yeux pour apercevoir la plaque qui témoigne encore de cet ancien lieu de culture. Molière lance sa carrière avec cette troupe et donne une première représentation le 1er janvier 1644. Mais son succès est bref et, très vite, la troupe est criblée de dettes.

Du théâtre à la prison, un détour par le Châtelet :

Le Grand Châtelet du XVIIIème siècle.

Le Grand Châtelet du XVIIIème siècle.

Crédit photo : CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

Il semble que les raisons de cet échec ne viennent pas de la qualité du jeu des comédiens, mais bien de la gestion financière du lieu. L’Illustre Théâtre fait faillite, ce qui vaut à Molière un succinct passage… en prison. Il est enfermé au Grand Châtelet, lieu de détention situé sur l’actuelle place du Châtelet (Paris Centre), à l’extrémité du Pont au Change. Bien qu’hésitant, le père Poquelin rembourse finalement les dettes de son fils et le sort de prison. Ce dernier délaisse la capitale en 1646, pour un long périple d’une dizaine d’années, où il se produit sur les routes de France.

Le jour où Molière a fait rire le Roi :

Theodor Josef Hubert Hoffbauer (1839 1922). Le Louvre et le Petit Bourbon, 1583. Paris, musée Carnavalet.

Theodor Josef Hubert Hoffbauer (1839 1922). Le Louvre et le Petit Bourbon, 1583. Paris, musée Carnavalet.

Crédit photo : Roger-Viollet

Le 24 octobre 1658 marque le retour de Molière sur les planches parisiennes, et pas n’importe lesquelles ! Aux commandes de la troupe de Philippe d’Orléans, frère du roi et nouveau protecteur de Molière, le comédien joue pour la première fois devant Louis XIV, au Palais du Petit-Bourbon, au sud-est de la Cour Carrée du Louvre, rue de Rivoli (Paris Centre).

La représentation de la comédie « Le docteur amoureux » est un succès, et Molière atteint son apogée : il fait rire le Roi Soleil. Cette rencontre décisive offre un toit à la troupe, qui se sédentarise et s’installe dans une salle du Petit-Bourbon.

Entre critique et séduction du pouvoir royal :

Devanture du Théâtre du Palais Royal

Sur les planches du Théâtre du Palais Royal, Molière atteint l’apogée de son succès.

Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Après la destruction de la salle du Petit-Bourbon en 1661, la troupe de Molière s’installe définitivement au théâtre du Palais-Royal, au 38, rue de Montpensier (Paris Centre). En alternance avec les comédiens italiens, les pensionnaires de Molière se produisent les lundis, mercredis, jeudis et samedis.

C’est ici que les artistes jouent leurs plus grands classiques, dont Tartuffe, qui ne plaît pas à l’Église. La pièce, d’abord censurée, est remaniée avant d’être jouée devant tout Paris : c’est le plus grand triomphe de Molière. La nouvelle troupe royale se produit régulièrement à la Cour de France. Le Roi Soleil, grand amateur de théâtre, se lie d’amitié avec Molière, qui lui demande même d’être le parrain de son fils, aussi prénommé Louis.

Molière est-il vraiment mort sur scène ?

Dernière maison de Molière, au 40 rue de Richelieu

Contrairement à la légende, Molière n’est pas mort sur scène mais dans son lit, rue de Richelieu.

Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Le 17 février 1673, Molière joue pour la quatrième fois Le Malade imaginaire, au théâtre du Palais-Royal. Pris de vertiges, le comédien fait un malaise à la fin de la pièce. Il est rapidement transporté chez lui, au second étage du 40, rue de Richelieu (Paris Centre). Il y meurt, à 51 ans. Comme le veut la coutume, le défunt n’a pas droit à une cérémonie religieuse car il n’a pas renoncé à son statut de comédien. Grâce à la détermination de sa femme, Armande Béjart, et avec l’intervention du Roi, Molière évite de peu la fosse commune et est enterré dans une petite sépulture à l’église Saint-Eustache, de nuit et dans le secret.

Tombeaux de Molière et La Fontaine. Paris, cimetière du Père-Lachaise, 1875.

Certains se demandent toujours si les corps de Molière et de la Fontaine ne seraient pas dans les catacombes…

Crédit photo : Roger-Viollet / Roger-Viollet

Aujourd’hui, sa tombe est érigée au cimetière du Père-Lachaise, 16, Rue du Repos (20e). Cependant, un autre mythe l’entoure : à la Révolution, alors que l’on souhaite célébrer les grands hommes décédés, les tombes de Molière et de Jean de la Fontaine sont changées d’endroits. Mais faute de documents écrits, rien ne prouve l’emplacement de leurs tombes initiales… Les corps aujourd’hui placés au Père-Lachaise peuvent aussi bien être ceux d’inconnus.

La Comédie-Française, la « maison » où Molière n’a jamais mis les pieds

La Comédie Française, maison de Molière

A l’occasion des 400 ans de Molière en 2022, la Comédie Française lui a rendu hommage en interprétant ses pièces.

Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Empruntez la rue Molière (Paris Centre) pour vous rendre devant la Comédie-Française. Au croisement des rues Molière et de Richelieu, prenez le temps d’admirer la statue de Molière, qui date de 1844.

Patron de la Comédie, le comédien n’est jamais monté sur ses planches, en réalité créées en 1680. La naissance de ce théâtre marque l’union entre deux troupes parisiennes : celle de l’hôtel Guénégaud, que dirigeait le dramaturge, et celle de l’hôtel de Bourgogne. Autrefois rivales, elles sont fusionnées par le roi qui décide de créer la Comédie-Française, érigée au 1, place de Colette (Paris Centre).

Portrait de Molière à la Comédie Française

Sur la façade à gauche du bâtiment, un portrait rend hommage au dramaturge.

Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Sept années après sa mort, Molière est tout de même considéré comme le « père » de la Comédie. Aujourd’hui, il reste l’auteur le plus joué de l’institution.

Frédéric Chopin

Ses domiciles parisiens

source: Ses domiciles parisiens

Lieux de vie :

  • 27, boulevard Poissonnière : Chopin eut, au 5e étage, le premier de ses domiciles parisiens, composé de deux petites pièces ; il y vécut de la fin de septembre 1831 à juin 1832. De sa chambre, il découvrait Paris « de Montmartre au Panthéon ».
    « Bien des gens m’envient cette vue, écrivit-il alors, mais personne mon escalier. »
  • 4, cité Bergère :Hôtel meublé dont Chopin occupa une chambre de la fin de 1832 à juin 1833.
  • 5, rue de la Chaussée d’Antin : (Hôtel d’Epinay, aujourd’hui disparu)Chopin y occupa une chambre de juin 1833 à septembre 1836. Il eut d’abord comme colocataire un émigré polonais, le docteur Alexandre Hoffmann, puis y accueillit son ami Jan Matuszynski.
  • 38, rue de la Chaussée d’Antin : (Immeuble aujourd’hui disparu)Chopin occupa, de septembre 1836 à septembre 1839, un appartement de deux pièces payé 425 F par trimestre ; il y donna de nombreuses soirées musicales entouré de ses intimes dont Liszt et Marie d’Agoult.
  • 5, rue Tronchet : De retour de Majorque et de Nohant, Chopin habita au 1er étage d’octobre 1839 à novembre 1941.
  • 16, rue Pigalle : Emplacement, au fond d’un jardin, de deux pavillons d’été que George Sand, antérieurement quai Malaquais, loua en 1841. Elle sous-loua l’un deux à Chopin. Ils emménagèrent en novembre 1841, mais en partirent l’année suivante pour le square d’Orléans. George Sand reçut dans ce pavillon toutes les célébrités romantiques de l’époque, et Chopin y donna des leçons de piano.
  • 9, square d’Orléans : Situé 80, rue Taitbout (cité des Trois Frères / 36, rue Saint-Lazare). George Sand loua, en automne 1842 (plaque), le premier étage du n° 5 ; elle y restera jusqu’en 1847, date de sa rupture avec Chopin. Chopin, lui, loua le rez-de-chaussée du n° 9 (plaque), composé d’une chambre et d’un salon. Il y restera jusqu’en 1849, avec la parenthèse de l’année 1848 (avril-novembre) en Angleterre.
  • 74, rue de Chaillot : Appartement où Chopin, ayant quitté le square d’Orléans, vint s’installer au mois de juin 1849, au 2e étage d’une maison neuve. Il le quitta dix semaines plus tard.
  • 12, place Vendôme : Chopin, après son bref passage rue de Chaillot, fit venir sa sœur Ludwika de Pologne et s’installa avec elle, fin septembre 1849, dans cet appartement sur cour (1er étage), où il mourut, après une sereine agonie, le 17 octobre, à 2 heures du matin. Il avait 39 ans. Ce fut le dernier de ses neuf domiciles parisiens.

Lieux parisiens marqués par le souvenir de Chopin (hors domiciles) :

  • Hôtel Lambert : 2, rue Saint-Louis-en-l’Isle (ou 1-3, quai d’Anjou), Paris 4e. Lieu ou Chopin était accueilli par le prince Czartoryski, et où il retrouvait le cœur de l’émigration polonaise à Paris.
  • Ancien Conservatoire : 2, rue du Conservatoire, Paris 9e. Haut lieu de la vie musicale où Chopin prend part, le 20 mai 1832, à une soirée de bienfaisance organisée par le prince de la Moskowa. Il y donnera encore de nombreux concerts. (Cf : Concerts à Paris.)
  • Hôtel Cromot-du-Bourg : (Premiers Salons Pleyel) 9, rue Cadet, Paris 9e. Chopin y donna, le 26 février 1832, son premier concert devant le Tout-Paris musical. Il y jouera à several reprises et c’est là qu’aura lieu son dernier concert public parisien, devant la famille royale, le 16 février 1848. (Cf : Concerts à Paris.)
  • Salons Pleyel : 22, rue de Rochechouart, Paris 9e.
  • Salle Le Peletier : (ancien Opéra) 12, rue Le Peletier, Paris 9e.
  • Église Saint-Germain-des-Prés : Place Saint-Germain-des-Prés, Paris 6e.
  • Église de la Madeleine : Place de la Madeleine, Paris 8e. Funérailles de Chopin, le 30 octobre 1849 où 3 000 personnes vinrent lui rendre un dernier hommage et d’où partit le convoi funèbre pour le cimetière du Père-Lachaise. (Cf : Commémoration du 150e anniversaire de la Madeleine.)
  • Cimetière du Père-Lachaise : Paris 20e. Le monument funéraire, œuvre de Clésinger et financé par un comité présidé par Delacroix, sera inauguré officiellement le 17 octobre 1850.
  • Musée de la vie romantique : Hôtel Renan-Scheffer, 16, rue Chaptal, Paris 9e. Collections de souvenirs ayant appartenu à des écrivains, des artistes et des musiciens de l’époque liés à Chopin.
  • Bibliothèque Polonaise : 6, quai d’Orléans, Paris 4e. Société historique et littéraire polonaise à Paris, petit musée (empreinte de la main gauche, portraits, partitions, mèche de cheveux, fauteuil, masque mortuaire).
  • Musée de la Musique : Cité de la Musique, à la Villette, Paris 19e. Possède le piano de Chopin.
  • Musée du Louvre : Paris 1er. Célèbre portrait de Chopin par Delacroix.
  • Parc Monceau : Paris 8e. Statue de Chopin.
  • Jardin du Luxembourg : Paris 6e. Buste de Chopin.
  • Orangerie du parc de Bagatelle : Paris 16e. Festival Chopin depuis 1983.
  • Place Chopin : Paris 16e. Baptisée ainsi en 1897.
  • Hôtel Chopin : Paris 9e, passage Jouffroy.
  • Salle Pleyel : Paris 8e, salle Chopin (petite salle de concert).
  • Club Polonais : Rue Godot-de-Mauroy, Paris 9e.

La Défense

Guide artistique à la Défense:

  • Présentation des œuvres d’art sur le site.

雕塑

La Défense(巴黎西部商务区)是法国战后现代城市规划的重要项目,同时也是欧洲最大的户外公共艺术集中地之一。该区域始于1950年代末的整体开发计划(EPAD 负责),目标是建立一个分流巴黎中心压力的现代金融区,并通过轴线规划将其与凯旋门——香榭丽舍——卢浮宫历史轴对齐。自1960年代起,城市设计逐步引入公共艺术,使艺术成为城市空间的一部分,而不仅是装饰。

现状方面,La Défense 拥有约70多件公共艺术作品,分布在广场、建筑之间、人行通道与开放空间中,形成“开放式城市博物馆”。作品风格以现代主义与抽象艺术为主,强调与高密度商业建筑的对比关系,使艺术与日常通勤空间共存。

标志性作品包括:

  • La Défense de Paris:纪念普法战争的历史雕塑,也是地名来源象征
  • La Grande Arche:1989年建成的现代纪念性建筑,与历史轴线对齐,象征人道主义与现代法国形象
  • Le Pouce(César Baldaccini):巨型拇指雕塑,象征创造力与个体力量
  • Les Trois Arbres:三棵抽象金属“树”,象征自然与工业城市关系
  • Araignée Rouge(Alexander Calder):红色蜘蛛动态雕塑,强调运动感与视觉张力
  • La Danse:表现人体律动的抽象雕塑,强调身体、节奏与空间关系
  • Cheminée végétalisée:植被覆盖的工业烟囱装置艺术,将工业结构转化为生态共生象征
  • Le Moretti(Raymond Moretti):覆盖通风塔的大型彩色装置,被视为La Défense的视觉地标之一
  • Les Grandes Chaises(大板凳):巨型公共座椅装置艺术,通过尺度放大制造日常物件的陌生化效果,使其既是功能性休息设施,也是城市戏剧化空间节点
  • La Fontaine Monumentale / Bassin Takis:以水与光为核心的动态装置,结合喷泉与几何结构,强化空间的节奏感与反射效果
  • Personnages Fantastiques(幻想人物系列):分布式雕塑群,以抽象人形或符号化身体语言嵌入广场空间,强调“行走中的艺术体验”
  • Signaux / Totems urbains:一系列垂直雕塑与信号式结构,类似城市“标记系统”,用于强化空间方向感与视觉节点识别

整体来看,La Défense的公共艺术体系并非附属装饰,而是城市身份与现代性表达的一部分,通过艺术削弱商业区的机械感,同时强化法国现代文化形象。

Cathédrale engloutie

Cathédrale engloutie(“下水道大教堂”)是 La Défense 地下一个5000平方米的废弃的空间,曾设想用于地下轨道接通设施,连接 RER 和 4 temps。里面有艺术家 Raymond Moretti 的工作室。这个空间参与过2024年度 Extatiques 活动(活动手册)并展出了一些艺术作品,网上能找到的资料一般是比较古早(~2019年)的博主 AdcaZz 的视频

展览 Les Extatiques – Sous l’horizon

La Défense 的年度 Extatiques 活动的 Sous l’horizon 展览(活动手册)是一个以海洋水面以下环境为研究对象、通过艺术形式呈现深海生态系统的沉浸式展览。

标题:Sous l’horizon在地平线之下),这是一个具体空间概念,指的是:海平面以下的区域,即:

  • 从水面开始向下
  • 光线逐渐减少
  • 进入深海区域
  • 到达深海生命所在环境

标题表达的对象是:水面以下的真实世界

该展览属于一个年度主题:D’autres mondes其他世界),指现实存在但不容易被日常看到的环境,例如:

  • 深海
  • 微生物世界
  • 地下空间
  • 非人类生命系统

《Sous l’horizon》是该主题中的第一部分。

整个展览建立在一个基础事实之上:海洋是地球最重要的生命系统之一。例如:

  • 海洋覆盖地球约 70% 表面
  • 产生超过一半的氧气
  • 吸收大量多余热量
  • 大约 80% 的海底仍未被探索

这些事实构成展览的科学背景。

展览同时强调一个现实情况:人类对深海的认知仍然有限。因此展览的目标不是展示已知世界,而是呈现仍未被充分理解的生命环境

在这个项目中,艺术被用作解释工具,用于呈现:

  • 深海生命形态
  • 声音在海洋中的作用
  • 生物发光机制
  • 生物之间的关系
  • 生态系统结构

展览按照四个连续部分组织,每一部分关注一个不同的研究对象。

第一部分关注:微生物与声音系统、不可见的生命如何维持生态系统运行,主要涉及:

  • 海洋中的微小生命
  • 生物节律
  • 声音作为环境信号

第二部分关注:深海生命如何在极端环境中存在,主要涉及:

  • 深海区域
  • 低光或无光环境
  • 深海生物的形态与结构

第三部分关注:生物发光现象,主要涉及:

  • 生物如何产生光
  • 光在深海中的具体用途,例如:
    • 通讯
    • 捕食
    • 防御

第四部分关注:海洋与人类文化关系,主要涉及:

  • 与海洋相关的文化内容
  • 人类对海洋的认知历史
  • 海洋在文化与象征中的位置

展览共有四位艺术家,每个人负责展览中的一个部分,他们的研究对象不同,对应海洋系统中的不同层面,整体顺序从自然环境到文化关系逐步展开。

  • 艺术家:Antoine Bertin,他的作品主要关注 海洋中的声音与微生物环境。他的工作方式包括记录真实的海洋声音、收集科学数据,并将这些数据转换成可以被听见的声学内容。他的研究重点是:海洋并不是安静的环境,而是充满声音信号的系统。在他的部分中,观众主要接触的是海洋的声学环境,例如微生物活动产生的声音,以及声音如何在海洋中作为信息传播的一种方式。他的创作通常与科学研究合作,尤其涉及海洋声学研究领域。
  • 艺术家:Ugo Schiavi,他的作品主要关注 深海环境与深海生物结构。他的工作方式包括使用深海探测获得的科学资料,将这些资料转化为雕塑和空间装置,从而构建出具有深海特征的空间形态。他的研究重点是:深海是一个结构复杂但仍然缺乏完整认知的环境。在他的部分中,观众会看到受深海生物或海底结构启发的形态,这些形态往往模拟深海中的空间条件。他的作品通常结合海洋学、地质学以及深海探索技术等领域的资料。
  • 艺术家:Jérémie Brugidou,他的作品主要关注 生物发光(bioluminescence)现象。他的工作方式包括研究能够发光的深海生物,并利用光源和电子系统制作装置,从而模拟生物发光现象。他的研究重点是:在深海中,光是一种具有功能的工具,而不仅是视觉现象。在他的部分中,观众接触到的是不同形式的光结构,这些结构对应深海中光的具体用途,例如用于吸引猎物、传递信息或进行防御。他的作品主要解释光在无光环境中的生态功能。
  • 艺术家:Shivay La Multiple,他的作品主要关注 海洋与人类文化之间的关系。他的工作方式包括结合历史资料与文化内容,使用影像、声音和叙事结构,构建与海洋相关的文化表达。他的研究重点是:海洋不仅是自然环境,同时也是人类文化体系的一部分。在他的部分中,观众会接触到与海洋相关的历史认知方式以及人类对海洋的描述和理解,这一部分强调海洋在人类文化中的长期位置。

整体来看,这四位艺术家的内容形成了 声音系统 -> 深海结构 -> 发光机制 -> 人类文化关系 的链条,从自然现象延伸到精神文化层面。

Vincennes

Lorsque vous vous promenez dans le bois de Vincennes à Paris ou y faites votre jogging, vous êtes bien loin de vous imaginer que sous vos pieds se cache une carrière secrète, la carrière de la Brasserie. Une carrière qui court sur plus de 4 hectares, à 18 m en dessous du bois de Vincennes. Un véritable petit bout du Paris insolite.